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Des études pour un métier

Dans l’idéal, s’orienter c’est trouver la bonne filière d’études pour réussir à décrocher le métier de ses rêves.
En pratique, les choses sont souvent moins évidentes …

aternelle comprise, c’est une quinzaine d’années que l’on aura passées sur les bancs de l’école avant de se lancer enfin dans le mon du travail …. Ou les écoles supérieurs. Quinze ans à accumuler des savoirs, des connaissances mais aussi des compétences. Quinze ans pour se préparer à devenir un adulte, à prendre (toute) sa place dans la société.
Quinze an pendant lesquels revient la même question : « Qu’est-ce que tu voudrais faire plus tard ? »

Pourquoi tant de pourquoi ?
S’il est une question à laquelle il n’est pas si facile de répondre, c’est bien celle-là : « que veux tu faire plus tard ? » Sous-entendu : quel est le métier que tu souhaites exercer, huit heures par jours et cinq jours dans la semaine quarante-six semaines par an… pendant quarante ans ? Rien que ça ! Et la réponse, il vous la faut tout de suite. ?
Dire sapeur-pompier ou danseuse-étoile quand on a 10 ans, c’est facile. Cela n’engage à rien d’irréversible et montre juste que l’on est capable de rêver, de se rêver toi-même dans l’avenir.
A 14 ans, à 15 ans, on peut encore répondre la même chose, bien sûr. Mais alors, il faut commencer à se poser d’autres questions : suis-je vraiment assez sportif (ve) pour devenir sapeur-pompier ou danseuse étoile ? Pourrai-je accepter la discipline qu’exigent ces métiers ? Et qu’est-ce que je ferai « après » quand j’en aurai épuisé tous les charmes ? Est- ce que c’est vraiment un job pour moi ? Ai- je envie de ça ?
Se poser ces questions, commencer à y répondre, c’est cela construire son orientation. Sachant que chacun n’aura pas les mêmes questions, ni les mêmes réponses.

Chacun son chemin
Tout le monde n’est pas égal devant l’orientation. Il y a ceux qui sont déjà fixés sur leur avenir, ou dont les parents prennent les choses en mains et ceux qui n’ont pas la même idée de leur avenir à cour ou long terme et s’en remettent au système scolaire pour décider à leur place. Entre ces deux-là il y a de la marge. Essayons d’y voir clair.

Ceux qui s’y voient déjà

• Comme à la maison
Comme maman ou papa, ils seront médecin, artisan, routier, prof, militaire. C’est pratique, toute l’information est disponible à la maison ! Les trucs à savoir, les bonnes filières, les options à privilégier, les bouquins à lire, les stages à demander, le vocabulaire et les usages de la profession. Tout va bien pour eux ? Oui, à condition, quand même, de faire l’effort de se renseigner sur les bons parcours d’études … qui ont d’ailleurs peut être changé depuis l’époque de leurs parents !

• C’est mon choix
Beaucoup plus nombreux qu’on ne pourrait le penser est les jeunes qui ont déjà une idée bien arrêtée du métier qu’ils souhaitent exercer plus tard. Certains ont même été
Plus loin en commençant à rassembler des infos sur les parcours d’études. A ceux là, le seul conseil valable à donner reste de ne pas s’en dormir sur ce choix unique et de continuer à ouvrir les yeux et les oreilles : il ne faut jamais s’interdire de changer d’avis. Et il vaut mieux laisser ouvertes des portes de sortie en cas d’échec de son projet.

Ceux qui pensent d’abord aux études
Vous faites peut-être vous-même partie de cette catégorie. Sans être vraiment fixé (e) sur un métier particulier, vos résultats en science vous font pencher pour une orientation dans cette voie. S ? Oui, à condition que les résultats suivent. Prépa plus grande école ? Pourquoi pas, là encore si vous êtes suffisamment bosseur (sseuse).
Après tout, il n’y a encore mal à se laisser embarquer dans des études où l’on à des facilités sans forcement avoir de projet professionnels ultra précis. Ceux qui se régalent des mots réussiront mieux en filières littéraires qu’ailleurs. Ceux qui ont besoin de toucher, de bricoler, de démonter, bref de pratiquer pour comprendre, seront évidemment plus heureux dans une filière professionnelle (voir une filière technologique) que dans un enseignement générale où il s’en nuit peut-être déjà depuis longtemps.
Ce type de choix, par la filière d’étude, est un choix progressif, qui prend en compte les avis et les capacités des jeunes. Pour qu’il sot vraiment recommandable, il faut cependant qu’il soit complété, un jour ou l’autre, par une vrais réflexion sur un métier. On connaît des élèves très brillants qui se sont rendus compte à la sortie de leur prestigieuse école qu’ils n’avaient aucune envie de devenir ingénieurs !

Ceux qui ne savent pas
Eh bien oui, ça arrive. Evidemment. A la question « quoi plus tard ?»Une et une unique réponse : « je ne sais pas …»
Beaucoup on déjà, vécu c’est instants, quand on a l’impression que les choix que l’on va devoir faire seront définitifs, sans retour possible. Alors même si on se sent plus à l’aise en éco qu’en techno, on préfère ne pas se projeter dans l’avenir, de peur de se tromper.
Attention, vous le verrai à plusieurs reprises dans ses pages, celui qui ne s’oriente pas de lui-même, risque fort d’être « orienté » par la machine scolaire surtout si ces résultats sont moyens.
Mieux vaut donc, quels que soient ses résultats scolaires se prendre la tête et réfléchir à son orientation un moment ou à un autre. Et s’y mettre, de préférence, suffisamment tôt. Afficher un minimum de motivation permettra, peut-être, d’éviter une orientation imposée.
Jeanne, par exemple, cumulait les notes à un chiffre « je voulais absolument entre en Maths sup. je savais je que j’en étais capable. Alors j’ai demandé le redoublement de ma 2de , et cela a marché ! »

S’orienter par étapes

La voie idéale
Redisons-le ici : l’idéal, bien sûr, serait d’avoir très tôt une idée assez précise du métier que l’on souhaite exercer plus tard, de l’info sur les filières d’étude qui mène à ce métier, et les capacités scolaires de réussir les études en question ! Cerise sur le gâteau : une voie de secours bien préparée et balisée au cas où on change d’avis en cours de route. Dans ce cas de figure, évidemment tout devient simple.

La voie réaliste
La réalité, c’est qu’on se construit le plus souvent son parcours d’orientation progressivement. En chaque choix d’option, on peut rencontrer une surprise, voire une vocation inattendue. Un exemple, en choisissant « initiation aux sciences de l’ingénieur », on n’est pas à l’abri d’un coup de foudre au moment du chapitre Nouvelles technologies. De la 3ème à la Tle, les options obligatoires ou facultatives permettent de faire une idée sur ses goûts, ses capacités et ses compétences. A chaque fois on affine ses centres d’intérêt. Ce qui permet par la suite de sélectionner un univers d’études qui conduira à un métier. L’essentiel est se fermer le moins de portes possible.

Pas de choix irrévocable

La motivation peut revenir
On ne joue pas son orientation au poker. Rien n’est conclu d’avance. Que l’on soit dans une filière choisie ou imposée, il y a toujours un moyen de changer en cours de route. A condition de s’en rendre compte à temps. Il n’y a pas de mauvais choix. Il n’y a pas non plus de parcourt sans faute. On a tous droit à l’erreur. Le tout est d’en prendre conscience et d’affiner peu à peu ses choix. Un projet professionnel n’est jamais défini une bonne fois pour toute. C’est par élimination que l’on fait le tri de nos envies. C’est dans le doute et l’angoisse que l’on apprend à mieux se connaître.

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