| Tout
au long de sa scolarité,
se réorienter reste tout
à fait envisageable …à
condition d’être
motivé, d’avoir
un projet précis et réaliste,
et de travailler beaucoup.
près
une année, on réalise
que la série générale
n’est pas faite pour soit.
Après un BEP, on se rend
compte que l’on peut faire
un BTS. Inscrit (e) en droit
à la FAC, on découvre
au bout d’un an que l’on
préfère finalement
l’histoire. Après
deux ans de prépa on
ne décroche aucun concours
… Pas de panique ! Une
erreur d’orientation n’a
rien de dramatique. Pas plus
que l’envie de changer
de voie. Ou un échec
en cours d’études.
Des réorientations sont
tout à fait envisageables,
des plus évidentes au
x plus acrobatiques. Tout est
question de temps – il
faudra parfois prendre des chemins
de traverse -, de volonté
et de capacité de travail.
Et aussi de jugement. En effet,
il faut choisir le bon moment
pour se réorienter et
fournir de arguments qui tiennent
la route. Pour cela, Il faut
être soit même sûr
de son chois et de la nécessité
de sa démarche. Mais,
le jeu en vaut souvent la chandelle.
Et puis, pas d’angoisse.
Une réorientation ne
dénote pas une incapacité
à suivre des études,
ni un comportement instable.
Au contraire, cela peut constituer
un nouveau départ et,
à terme, un véritable
atout dans sa recherche d’emploi.
Se
réorienter quand on est
au lycée
C’est possible …
mais pas évident ! En
effet, il faut trouver un établissement
qui propose l’une ou l’autre
des possibilités offertes.
Et il faut savoir que ces réorientations
se font au compte – gouttes.
Du
professionnel au technologique
Orientation subit ou choisit,
on a été orienté
au BEP après la 3e. Et
puis un jour, on émet
le souhait de revenir dans une
série technologique,
en vue de poursuivre des études
supérieures. C’est
possible … à condition
d’avoir d’excellents
résultats.
Changer
d’option en 2de
Là encore, c’est
réalisable … dans
certains établissements
qui ont mis en place, à
titre expérimental, un
« droit à l’erreur
». Ce dispositif, permet
de modifier ses options au cours
des premières semaines
de cours, si les choix qu’on
avait fait à la rentrée
s’avèrent décevant.
Mais si son lycée n’a
pas introduit ce système
de seconde chance … il
ne reste plus qua se battre
!
Le
redoublement, une solution ?
Redoubler son année de
2de peut-être parfois
une solution pour s’orienter
vers la série de son
choix, histoire d’avoir
de meilleures notes et dont
un meilleur dossier. Profs et
conseillers d’orientations
sont assez sceptiques sur cette
stratégie : si l’on
est « juste » dans
une matière importante,
on risque fortement de retrouver
les mêmes difficultés
un ou deux ans plus tard. «
Quand un élève
a trop de lacunes dans une matière
ou dans les matières
principales il vaut mieux qu’il
bifurque », constate Jean-Eric
Richard, prof de maths.
Se
réorienter quand on est
dans le supérieur
De nombreuses possibilités
de réorientations sont
là encore offertes. «
Mais elle varient d’une
FAC à l’autre,
prévient une conseillère
d’orientation. Les équivalences
accordé sont loin d’être
les mêmes partout. »
Autant bien se renseigner.
Se
réorienter enfin de 1er
ou de 2e année
Là, tout ou presque existe
! Il suffit de bien se renseigner
en cours d’année
des possibilités offertes.
o
En filière courte
o
En école spécialisée
o
En études paramédicales
o
Ailleurs
Nombreux
sont, en effet, les étudiants
qui craquent après
une ou deux années
de prépa et qui souhaitent
bifurquer vers une autre voie.
Après une année
de classe prépa, on
peut intégrer un année
spéciale en BTS ou
en DUT qui permet d’obtenir
le diplôme en un an.
On peut aussi poursuivre en
FAC : on peut aussi faire
valider sa formation pour
obtenir une partie de la licence.
Enfin, on peut tenter le concours
des écoles de commerce
ou d’ingénieurs
après BAC ou des IEP.
o
Tenter un concours
Enfin, après un BAC
+ 2, quel qui soit (BTS, DUT
…), ou une licence,
on peut tenter les concours
des écoles de commerce
ou d’ingénieurs.
Un quart des étudiants
en école de commerce
ne sont ainsi pas passés
par la case prépa en
revanche, seuls les meilleurs
réussissent ces concours
!
A
quel niveau est-il judicieux
d’effectuer une réorientation
?
Il est possible de changer de
voie à tout moment cette
décision repose en grande
partie sur plusieurs facteurs
: un manque de motivation pour
la filière, des faiblesse
dans l’une ou l’autre
matière dominante, un
problème de comportement,
un redoublement inefficace ou
des difficultés dans
les méthodes de travail.
Toute fois, certains paliers
sont plus favorables que d’autres
à une réorientation
: enfin de 3e, en fin de 2d
, après le bac, avec
un bac + 2 (en attendant la
mise en place définitive
de la reforme LMD), ou après
un bac + 4. C’est à
ces moments là que les
passerelles sont les plus accessibles
pour bifurquer.
Peut-on
se réorienter plusieurs
fois ?
Rien interdit de changer d’avis
ou de se planter plusieurs fois
au cours de ses études.
Mais un parcours trop chaotique
risque à plus forte raison
de manquer de cohérence.
Et a l’arrivée
sur le marché du travail,
cela sera d’autant plus
difficile de se justifier au
près des recruteurs,
qui ne regardent pas que le
diplôme obtenu. Vu le
nombre de candidats pour un
poste à pourvoir, les
années « perdues
» (redoublements à
répétition, pas
de validation de diplôme,
cumule d’années
à la FAC, …) peuvent
être un frein. Mais il
y a toujours une exception à
la règle.
Les
conditions d’une réorientation
réussie
Les solutions de réorientation
existent donc. Mais il va falloir
s’armer de patience et
être persuasif pour convaincre
tel lycée, telle université
ou telle école d’accorder
un intérêt à
sa candidature. Bref, une bonne
dose de motivation va être
nécessaire. Ne serait-ce
que pour monter un dossier béton,
voire quémander une dérogation.
Et puis il faudra peut-être
travailler plus que les autres
pour réussir. «
En somme, il faut montrer que
l’on a du caractère
», « louper une
année n’est pas
un mal en soi, mais il faut
montrer qu’on a les capacités
de se reprendre en main. »
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