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- EVOLUTION DU RESEAU ROUTIER IVOIRIEN
Le
réseau routier interurbain est l'un des atouts majeurs
du secteur des transports routiers ivoirien et constitue un
élément stratégique du développement
national. Avec une densité moyenne de 21 Km de routes
pour 100 Km2, le réseau existant, bien que de qualité
inégale, dessert l'ensemble du pays et, en particulier,
les riches régions forestières du sud dont il
a permis très tôt la mise en valeur.
Alors
qu'il ne comprenait en 1948 que 10850 Km de pistes et de routes
dont 50 Km revêtus, le réseau à charge
de l'Etat avait plus que doublé au lendemain de l'indépendance,
en 1961, avec 25500 Km de routes revêtues. Ce réseau
s'est considérablement étendu ensuite, atteignant
plus de 45000 Km dont 3100 Km de routes revêtues.
Ce
développement remarquable du réseau routier
de la Côte d'Ivoire marque bien la volonté du
Gouvernement d'assurer une croissance forte et durable de
l'économie nationale. En effet, la compétitivité
de l'économie de la Côte d'Ivoire pays à
vocation agricole, repose sur le développement de son
réseau routier.
Ainsi,
malgré la crise qu'à connu le pays ces dernières
années, l'extension du réseau a été
maintenue. Plusieurs programmes visant la sauvegarde et le
renforcement du réseau, PSR1, PSR2, PR3 ont été
mis en œuvre par le gouvernement avec l'appui de bailleurs
de fonds. Ces différents programmes ont permis depuis
1980, la construction de 2500 Km de routes bitumées,
le renforcement de 840 Km de routes revêtues, la réhabilitation
de 13691 Km de pistes et l'entretien courant de l'ensemble
du réseau pour un coût total de 270 milliards
de F CFA HTVA, portant la longueur du réseau routier
à 68000 Km à la fin de l'année 1994 dont
5600 Km revêtues.
Cependant,
à partir de 1989 le budget alloué à l'entretien
routier à connu une baisse sensible, passant de 13,
7 milliards de F CFA en moyenne ( PRS2) à 8, 8 milliards
de F CFA. Cette baisse des dépenses de l'entretien
a entraîné une dégradation du réseau
qui s'est accentuée sur la période 1990-1993
où les budgets alloués à l'entretien
routiers ont baissé d'environ30%.
Pour
remédier à la situation, le gouvernement a élaboré
et mis en œuvre à partir de 1994, un troisième
programme routier ( PR3 ) avec le concours financier de la
Banque Africaine de Développement ( BAD ) à
hauteur de 49750 000 UC soit environ 37milliards de F CFA
et la Banque Ouest Africaine de Développement (B.O.A.D.
) avec 4,5 5 milliards de F CFA. Ce programme a permis de
renforcer 164 Km de routes revêtues et d'assurer l'aménagement
de 514 KM de routes neuves.
Dans
le même temps des programmes de réhabilitation
de pistes agricoles financés par la B.O.A.D., la B.A.D.,
le F.E.D., l'AFD et la Côte d'Ivoire ont été
réalisés pour un montant de 32 milliards de
FCFA. Ces programmes portent sur la réhabilitation
de 8100 Km de pistes d'ici 1999.
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- PERSPECTIVES DE DEVELOPPEMENT DU RESEAU
De
l'avis de tous les observateurs, la Côte d'Ivoire dispose
de l'un des meilleurs réseaux routiers de l'Afrique
noire au sud du Sahara. Le gouvernement entend poursuivre
le développement de ce réseau afin de renforcer
la compétitivité de son économie, assurer
le mieux être de sa population et renforcer l'unité
nationale. La nouvelle stratégie de développement
du réseau vise à mieux répartir le réseau
bitumé par un meilleur maillage d'Est en Ouest et du
Nord au Sud en vue de réduire voire éliminer
les disparités régionales.
Ainsi
un accent particulier sera mis sur l'aménagement des
axes transversaux Est -Ouest assurant la connexion aux réseaux
du Ghana, de la Guinée et du Libéria, et des
axes longitudinaux Nord- Sud à connecter aux réseaux
du Mali et du Burkina- Faso.
En
effet, si pour des raisons économiques, l'essentiel
des routes bitumé (plus de 60%) est linéaires,
force est de constater que les régions Centre - Ouest
et Centre avec respectivement 31%, 17% et 13%des linéaires,
forces est de constater que les régions Centre- Est,
Nord -Ouest et Nord ont bénéficié d'importants
programmes de développement agro-industriel et d'investissement
minier restent encore mal desservies par le réseau
bitumé avec seulement 2 à 5% des linéaires,
alors qu'elles représentent 42,5% de la superficie
du territoire nationale.
Par
ailleurs, la nouvelle stratégie doit traduire la volonté
politique du gouvernement d'assurer l'intégration sous-régionale
prônée par nos chefs d'Etat. Ainsi, un programme
spécifique de liaison avec les pays frontaliers a été
prévu.
L'atteinte
de ces objectifs nécessitera la mise en œuvre
sur la période 1995- 2015 d'un programme comprenant
:
- la
constitution de 5034KM de routes neuves revêtues ;
- le renforcement de 4158KM de routes revêtues existantes
- la construction de 189KM de routes en terre à caractéristiques
définitives ;
- la réhabilitation et l'entretien de 54890KM de routes
en terre.
- le coût de ce programme est évalué
en première approximation à 1000 milliards
de F CFA soit un investissement annuel de 67 milliards de
F CFA sur 15 ans.
En ce qui concerne la réhabilitation et l'entretien
des routes en terre, le secteur privé, notamment à
travers les P.M.E., sera de plus en plus impliqué dans
la réalisation des travaux assurés jusqu'à
présent par l'Administration, l'objectif étant
de désengager l'Etat et d'améliorer l'efficacité
globale du secteur. Dans cette perspective, la Côte
d'Ivoire avec l'appui de la Banque Mondiale a mis en œuvre
depuis 1998 le programme d'ajustement structurel du secteur
des transports ( C.I. PAST ). Ce programme , initialement
prévu sur trois ans est d'un montant annuel de 48 milliards
de F CFA et devra à terme impulser globalement l'évolution
de ce secteur.
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