Le secteur
agricole de la Côte d'Ivoire représente environ
33 % du PIB et 66 % des recettes nationales d'exportation
et il emploie plus des deux tiers de la population active
du pays.
La Côte
d'Ivoire est le premier pays producteur mondial de cacao
avec environ 1.200.000 tonnes de production ; et le premier
pays africain producteur de café (avec environ 200.000
tonnes) et le troisième pays africain producteur
de coton (380.000 tonnes). Dans les secteurs tels que la
banane, l'ananas, l'hévéa, le palmier à
huile, la Côte d'Ivoire dispose de systèmes
de culture performants. Avec un potentiel important de culture
céréalière, de production maraîchère
de production animale, la Côte d'Ivoire est en voie
de sécuriser sa situation alimentaire.
L'agriculture
"industrielle" ivoirienne suscite l'intérêt
de groupes internationaux avec la présence d'acteurs
clefs du commerce international comme les négociants
CARGILL et ADM dans le cacao ou l'AIGLON et REINHART dans
le coton. Des groupes comme IPS, SIFCA ou BOLLORE investissent
dans l'agriculture ivoirienne afin de diversifier leurs
activités en Côte d'Ivoire. Certains intervenants
dans le secteur agricole renforcent leur position internationale
en s'implantant en Côte d'Ivoire, notamment le groupe
belge SIPEF pour huile de palme, Compagnie DOLE pour la
banane, PANWELL.-GMG pour l'Hévéa et autres.
CACAO
La Côte
d'Ivoire participe pour plus de 40 % à la production
mondiale de cacao avec des récoltes supérieures
à 1,1 millions de tonnes. Le cacao est et demeure
la principale ressource économique du pays, assurant
environ en moyenne 35 % de la valeur totale des exportations
ivoiriennes et sept cent cinquante milliards de francs CFA
(750 milliards FCFA) par an.
On compte
environ 3 à 4 millions de personnes travaillant dans
la filière cacao (producteurs, pisteurs, traitants,
coopératives, exportateurs et transformateurs locaux)
pour 2,5 millions d'hectares de plantations cacaoyères
exploitées par environ 700.000 producteurs.
Le Sud
Ouest de la Côte d'Ivoire s'affirme comme la principale
zone de production ; et le port de San Pédro est
devenu le premier port cacaoyer de Côte d'Ivoire.
La deuxième zone de production s'étend au
Sud Est du pays. Trois (3) grandes sociétés
exportatrices de cacao (SIFCA, CARGILL et TROPIVAL) réalisent
50 % des volumes du cacao ivoirien.
Parmi
les transformateurs locaux de cacao et exportateurs, on
note le groupe CEMOI, chocolatier français avec une
usine d'une capacité de 60.000 tonnes ; le groupe
franco-suisse Barry - Caillebault avec deux (2) usines de
broyages (fèves) d'une capacité totale de
100.000 tonnes ; CARGILL avec une usine de broyage d'une
capacité de 65.000 tonnes ; le groupe ADM-SIFCA premier
chargeur mondial avec 450.000 tonnes de cacao ; enfin BOLLORE.
L'évolution
de la filière café/cacao s'est faite de la
manière suivante :
-
d'abord,
de 1960 à 1998 : période de stabilisation
Créée en 1964, la Caisse de Stabilisation
et de Soutien des Prix des Productions Agricoles (CSSPPA
ou Caistab) avait pour objet de garantir aux producteurs
un prix unique sur l'ensemble du territoire ; chargée
de la collecte primaire, l'acheminement et l'exportation
des produits agricoles.
Ce régime de stabilisation a énormément
contribué au boom " cacao " en sécurisant
les transactions commerciales au sein de la filière
café-cacao et en facilitant le développement
du pays.
-
Ensuite,
la campagne 1998-1999 : début de la libéralisation
Le régime de stabilisation n'a pas résisté
à la chute des cours d'environ 50 % à la
fin des années 80. Faute de réserves de
stabilisation suffisante, l'Etat n'a pu assurer le soutien
de la filière et a accumulé des dettes importantes.
Cette crise a donc marqué le départ d'une
libéralisation progressive. Avec le soutien des
bailleurs de fonds dans le cadre du Programme d'Ajustement
Structurel Agricole (PASA) en 1995 des réformes
successives ont été mises en œuvre
pour aboutir à la libéralisation complète
de la filière café-cacao en octobre 1999.
-
Enfin,
la campagne 1999-2000 : la période de libéralisation
totale
Après plusieurs réformes, la CSSPPA a été
dissoute en 2000 et le gouvernement a prévu la
création de deux (2) structures : l'ARCC (Autorité
de Régulation du café et du cacao), la BCC
(Bourse du café et du cacao), les coopératives
et les producteurs de café-cacao
La
filière café est depuis le début des
années 60 associée à la filière
cacao dans une dynamique. (Binôme café-cacao).
En Côte d'Ivoire quelques 300.000 planteurs de café
gèrent environ 1.200.000 hectares de plantations dont
800.000 productifs. Le verger du café ivoirien est
vieillissant, 65 % des plantations ont plus de 25 ans. La
production moyenne annuelle est de 200.000 tonnes. Les exportations
du café vert se chiffrent environ à 100 milliards
de FCFA par an et le café vert est relégué
à la 3ème place en valeur des exportations ivoiriennes
des produits agricoles, derrière le coton fibre.
Les
opérateurs qui interviennent dans la filière
café sont en priorité des opérateurs
de la filière cacao. Depuis 25 ans, la Côte
d'Ivoire fait face dans la filière café à
une tendance structurelle au vieillissement et à
la dégradation des vergers, à la baisse des
rendements et à une perte de qualité du café.
La production s'est stabilisée autour de 250.000
tonnes. Ces volumes de production traduisent la faiblesse
des rendements qui se situent autour de 250 à 350
kg/ha.
Un programme
de régénération de verger est mis en
place pour 170.000 ha. L'intensification de la production
par l'amélioration des plants de caféiers,
le rajeunissement des plantations, l'entretien des vergers
et le recours aux intrants est indispensable pour rétablir
l'intérêt de la caféiculture en Côte
d'Ivoire. La qualité du café permet de se
positionneur sur les marchés segmentés ; et
les exportateurs et transformateurs y portent un intérêt
capital. Le groupe CAPRAL/NESTLE a augmenté ses achats
ces dernières années de 5 % si bien que les
exportations de café soluble sont en hausse de 13
% en volume.
Quelques
structures de la filière cacao/café :
- Comité
Interministériel des Matières premières
: Présidé par le Premier Ministre, il a vocation
de définir la politique de la filière et veille
au respect des objectifs fixés par le gouvernement.
Tél (225) 20 20 27 99, Fax (225) 20 20 29 03
- ARCC (Autorité de Régulation du
café/cacao) : Organisme public, chargé
de conseiller le Comité Interministériel et
de réglementer les filières et assurant la
régulation
Tél (225) 20 20 27 20/31, Fax (225) 20 20 28 14
- BCC (bourse du café/cacao) : Structure
privée, gérée par l'ensemble des professionnels
de la filière afin d'assumer les fonctions opérationnelles
(commerciales).
Tél (225) 20 20 27 31/01
- Fonds de Régulation et de Contrôle
(FRC) : personne morale de droit privé chargé
du contrôle permanent des engagements financiers des
exportateurs de la perception au compte de l'ARRC et la
BCC des redevances prélevées et de l'établissement
du barème des prix.
Tél (225) 20 20 28 32, Fax (225) 20 21 83 30
- Fonds de Garantie des Coopératives café-cacao
: sa mission est de faciliter l'accès au crédit
à travers le réseau bancaire aux organisations
professionnelles agricoles (OPA) en leur apportant les garanties
nécessaires.
Tél (225) 22 41 46 49, Fax (225) 22 41 22 70
- FDPCC (Fonds de Développement et de Promotion
des Producteurs de café et cacao) : crée
sur l'initiative des producteurs à s'insérer
dans la filière café/cacao à tous les
niveaux.
Tél (225) 22 52 54 48 / 22 42 18 13, Fax (225) 22
42 18 12
COTON
La filière
coton constitue la principale ressource économique
de la région de savane de la Côte d'Ivoire.
La production de coton fibre est en moyenne 150.000 tonnes
par an sur les dernières années dont 80 %
sont exportées. Les exportations de coton fibre représentent
environ 3 % des recettes d'exportations de la Côte
d'Ivoire soit une valeur de l'ordre de 93 milliards FCFA.
Ceci place le coton fibre en seconde place des filières
agricoles d'exportation derrière le cacao fève
(sans les filières bois, conserves de poissons).
L'opérateur
unique de la fibre coton était la CIDT avant sa privatisation.
Aujourd'hui, avec la fin du monopole de la CIDT, différents
acteurs de la filière se positionnent sur les secteurs
d'égrenage de collecte, de gestion de collecte, de
gestion des intrants et de l'encadrement dont LCCI, Ivoire
Coton et l'URECOS-CI, la principale faîtière
des coopératives cotonnières. URECOS-CI regroupe
1.200 coopératives de base et 50 unions de coopératives,
elle contrôle 90 % de la production nationale de coton
avec 128.000 producteurs. Après la privatisation
de la CIDT, on a enregistré 12 usines d'égrenage
dont 6 usines d'égrenage pour LCCI et Ivoire Coton,
4 usines de la CIDT nouvelle, 1 usine à M'bengué
et 1 usine de l'URECOS-CI à Korhogo.
PALMIER
A HUILE
La Côte
d'Ivoire produit environ annuellement 250.000 tonnes d'huile
de palme brute sur une superficie de 190.000 ha de palmier
à huile. 70 % des surfaces sont détenues par
les 25.000 planteurs villageois qui produisent 58 % de la
production nationale (1 million de tonnes de régimes
de palme) ; et trois (3) sociétés industrielles
: PALMCI, PALMAFRIQUE et SIPEFCI complètent à
hauteur de 40 % de la production. Ces 3 sociétés
traitent 98 % des régimes de la production. Au niveau
de la transformation (huile alimentaire, mayonnaise, savonnerie),
les deux (2) sociétés BLOHORN-UNILEVER et
COSMIVOIRE utilisent 85 % de l'huile de palme brute produite.
Les
valeurs d'exportation d'huile brute, d'huile raffinée
et d'huile palmiste représentent environ 50 milliards
de FCFA.
Les
perspectives de la filière palmier sont au niveau
de sa compétitivité avec une journée
de travail valorisée en moyenne 2.500 FCFA par jour
; et le développement de la production avec un secteur
villageois en croissance qui devra assurer les années
futures, la majorité de l'approvisionnement des huileries.
En aval
de la production, les (2) transformateurs BLOHORN-Unilever
et Cosmivoire dominent le marché ivoirien des produits
dérivés de l'huile de palme (corps gras et
cosmétiques) et se positionnent sur le marché
de l'UEMOA.
COCOTIER
La filière
cocotier occupe environ 15 213 hectares de plantations industrielles
pour une production de coprah de 18 925 tonnes. Trois (3)
sociétés SICOR, CAIMPEX et COOPAGRI, dominent
le secteur cocotier avec la SICOR la plus dominante dont
le verger représente 74 % des superficies totales
pour une production en noix correspondant 83 % de l'ensemble.
HEVEA
L'hévéaculture
ivoirienne, avec un rendement moyen de 1.700 kg/ha est l'une
des plus performantes au monde avec un potentiel productif
de 100.000 tonnes en moyenne sur 88.000 ha de plantations
dont la moitié en secteur villageois (49 %).SAPH
et SOGB dominent le secteur et assurent 48 % de la production
de caoutchouc brut ivoirien.
La production
reste dominée par les sociétés hévéïcoles
dont les deux grosses SAPH et SOGB, un groupe de (4) quatre
plus petites (CCP, SAIBE, TRCI, CHC) et le secteur villageois
(7 000 planteurs).
Les
exportations s'élèvent à 118.000 tonnes
de caoutchouc naturel pour une valeur de 41,7 milliards
de FCFA. La filière caoutchouc occupe la 6ème
position en valeur des filières d'exportation derrière
le cacao, le coton, le café, l'huile de palme (brute
et raffinée) et de palmiste, et la banane. L'industrie
du pneu reste l'un des principaux débouchés
de la filière avec la société MICHELIN.
Le financement
du secteur annoncé par les planteurs devrait se faire
à travers le Fonds de Développement de l'Hévéaculture
(FDHEV).
BANANE
- ANANAS
La
banane et l'ananas sont deux produits agricoles de fruits
frais essentiellement destinés à l'exportation
par bateau vers une clientèle européenne exigeante.
Les
exportateurs de bananes sont également des exportateurs
d'ananas à l'exception d'une société.
L'organisation représentative de la filière
est l'OCAB créée en 1991. Cette organisation
a pour vocation de promouvoir les bananes, ananas et les
mangues de Côte d'Ivoire par l'organisation de la
profession, du transport et de la mise en marché.
La filière banane-ananas représente 3 % de
la valeur des exportations ivoiriennes avec 81 milliards
de FCFA et classée 4ème derrière le
cacao, le coton et le café (hors les filières
bois et conserves).
BANANES
Les
exportations de bananes s'établissent autour de 218
000 tonnes. La filière banane est composée
de 65 plantations regroupées en 10 structures d'exportations,
emploie en pleine production environ 20.000 salariés,
la superficie de bananeraie en production est de 5.500 ha.
La Société de Culture Bananière (SCB)
réalise environ 60 % des exportations en volume des
bananes.
Le principal débouché de la Côte d'Ivoire
est l'Union européenne soit 80 % des volumes exportés.
La Côte d'Ivoire occupe 5 % des parts des marchés
de l'Union Européenne, loin derrière les pays
de l'Amérique Latine.
ANANAS
L a
Côte d'Ivoire exporte en moyenne 150.000 tonnes d'ananas
annuellement. La production de 15.000 ha d'ananas dispersés
dans le Sud Est du pays se réalise par 1.000 planteurs.
L'ananas frais représente 1,2 % en valeur des exportations
ivoiriennes soit 34 milliards de FCFA. L'Union Européenne
détient 66 % des parts de marché, c'est le
seul débouché de la Côte d'Ivoire.
La production d'ananas est essentiellement destinée
à l'exportation, cependant environ 38.000 tonnes
sont consommées annuellement par le marché
ivoirien. Il existe (22) structures regroupées au
sein de l'OCAB qui assurent la collecte et l'exportation
de l'ananas.
Les quatre (4) gros exportateurs sont SCB, CFC, FDL et BANADOR
qui contrôlent environ 60,5 % des enlèvements.
SUCRE
La production
annuelle moyenne de sucre est de 110.000 tonnes sur les
dernières avec un record de production de 179.000
tonnes au cours de la campagne sucrière 1999-2000.
La production
de sucre en Côte d'Ivoire est le fait de quatre (4)
complexes agro-industriels : Ferké 1, Ferké
2, Borotou et Zuenoula détenus par deux (2) entreprises
SUCAF et SUCRIVOIRE pour une superficie de 22 000 ha de
cannes industrielles et 1.800 ha de cannes à sucre
villageoises.
Les
sites des complexes Ferké 1 et Ferké sont
localisés à 630 km au Nord d'Abidjan - Borotou
se situe à 800 km au Nord Ouest du pays. Zuénoula
est localisée au Centre Ouest de la Côte d'Ivoire.
Pour
la campagne 1998-1999, la production sucrière ivoirienne
est repartie de la manière suivante :
- 79
200 tonnes de sucre roux dont 1300 tonnes de sucre en morceaux
- 59 655 tonnes de sucre blanc et industriel dont 77 000
tonnes de sucre en morceaux.
La
consommation ivoirienne en sucre est estimée à
162.000 tonnes en 1999 avec une croissance d'environ 4,9
% par an sur la période de 1996 à 1999. Le
sucre roux occupe une place prépondérante
avec 53 % des volumes vendus, suivi par le sucre blanc en
morceaux (20 %) et le sucre blanc cristallisé (1,5
%) et la filière agro-alimentaire absorbe 12 % des
volumes sous forme de sucre blanc industriel.
L'UEMOA
représente un marché potentiel de 63 millions
de consommateurs. Au sein des 8 pays, la production sucrière
est environ 330.000 tonnes et ne couvre que 50 % de la consommation,
le solde est importé. La production sucrière
ivoirienne représente 54 % de la production des états
Ouest africains et 26 % de la demande. Ce marché
de l'UEMOA offre à moyen terme les perspectives de
développement pour les entreprises ivoiriennes SUCAF
et SUCRIVOIRE.
PRODUITS
D'EXPORTATIONS NON TRADITIONNELS
LA
MANGUE
Les
exportateurs de l'OCAB (Organisation de Commercialisation
de l'Ananas et Bananes) sont de plus en plus nombreux à
s'intéresser à la mangue du fait de leurs
expériences acquises sur les autres fruits.
Les volumes de mangues exportés ont doublé
entre 1995 à 2000 avec une fluctuation entre 8 000
tonnes à 11 000 tonnes. Ces exportations ont placé
la Côte d'Ivoire au 2ème rang fournisseur du
marché européen derrière le Brésil
et avant l'Afrique du Sud. Environ 60 % des exportations
sont destinées à la France.
Le Nord
de la Côte d'Ivoire, au climat de type soudanien se
prête largement à la culture du manguier (20.000
ha).
Les exportations procurent tous les ans environ 1 milliards
de FCFA aux producteurs de mangues.
L'ANACARDE
L'anacardier
constitue actuellement la plus importante culture pérenne
de rente dans les régions Nord de la Côte d'Ivoire.
On estime à environ 3 000 à 4 000 ha par an,
l'accroissement du verger (260 000 ha).
Les premières plantations d'anacardiers ont débuté
en Côte d'Ivoire dans la zone de Korhogo entre 1959
et 1960 dans un objectif de reboisement et de lutte contre
les feux de brousse.
Le verger actuel s'étend sur environ 260 000 ha et
se répartit essentiellement entre :
- Bouna,
Bondoukou (46 %)
- Odienné, Séguéla et Mankono (26 %)
- Dabakala, Katiola et Bouaké (13 %)
- Korhogo, Boundiali, Tengrela et Ferké (12 %).
Les exportations
de noix ont progressé de 1980 pour atteindre près
de 80.000 tonnes dont 10 % de la production est décortiquée
localement.
PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT DURABLE DES CULTURES PERENNES EN
COTE D'IVOIRE
Appelation
anglaise : Substainable Tree Crops Programme " ou STCP
Le programme STCP est un programme initié par les
industriels chocolatiers, les chercheurs, les représentants
de Gouvernement et USAID. Il représente un effort
conjoint de développement de concertation visant
l'amélioration des systèmes de production
agricole des cultures pérennes en Afrique.
Cinq
(5) pays africains participent au programme ; il s'agit
de la Côte d'Ivoire, du Cameroun, du Ghana, de la
Guinée et du Nigéria. L'atelier régional
d'Accra, Ghana de 22 au 26 mai 2000 a permis d'élaborer
un programme d'action régional qui devrait contribuer
à l'amélioration de la situation économique
et sociale des producteurs de cacao.
Les
activités de ce programme ont été confiées
pour chaque pays à un Réseau National dont
le rôle est d'organiser et faciliter les échanges
d'informations entre toutes les parties prenantes ; et d'élaborer
des programmes respectifs.
Au niveau
de la Côte d'Ivoire, le Réseau National a été
mis en place le 21 novembre 2000 sur le cacao. Le Réseau
est coordonné par le BNETD et comprend la SOCODEVI,
les représentants des Ministères techniques,
ARCC, CNRA, PACCC, PROSTAB/GTZ, PRODUCAO, CIRAD, ANAPROCI,
et autres.
Les
principales activités du programme pour la période
2000-01 ont été :
- La
mise en place d'un système d'information destiné
à la gestion des services aux membres de deux (2) coopératives
: SCAGBO (Agboville) à " ALLEH -AHUIN (Alépé).
- L'amélioration de la gestion et du contrôle
de la qualité du cacao au niveau des (2) coopératives
;
- La micro propagation du cacaoyer (la culture in vitro
du cacaoyer), des recherches relatives à la lutte
biologique contre la pourriture brune du cacao.
- Les principaux acteurs de ces activités ont été
la SOCODEVI et le CNRA.
Au
vu des résultats enregistrés en phase expérimentale
et en raison de la nécessité d'organiser les
coopératives de cacao en structures viables et performantes,
le programme STCP en accord avec les réseaux nationaux,
a initié des projets pilotes dans chacun des cinq
(5) pays africains avec un ancrage régional autour
des questions transversales qui constituent les (4) composantes
des projets pilotes. Ce sont ::
- le
renforcement organisationnel des organisations paysannes dans
le domaines de l'organisation, de la commercialisation et
la gestion ;
- la recherche et le transfert de technologies en matière
d'amélioration de la productivité des cacaoyères,
la qualité du produit, la biodiversité ;
- le système d'information des marchés (prix
et tendances du marché) ;
- la lutte contre le travail abusif des enfants dans les
plantations de cacao par des actions de sensibilisation,
protection sociale et mise en place d'infrastructures sociales
(écoles, cantines scolaires, centres de santé).
En Côte d'Ivoire, trois (3) projets pilotes seront mis
en œuvre dans trois (3) zones de production de cacao
: l'Ouest, le Centre-Ouest et l'Est ;
- Zone
1 (Est) : Abengourou, Agnibilekro, Aboissso, Agboville,
Tiassalé, Adzopé, Alépé
- Zone 2 (Centre Ouest) : Abidjan, Divo, Gagnoa, Oumé,
Bouaflé
- Zone " (Ouest) : San Pédro, Soubré, Daloa,
Issia, Man, Danané
Principaux partenaires potentiels des projets pilotes en Côte
d'Ivoire.
De nombreux partenaires ont participé et soutenu la
préparation des projets pilotes ; on note la Primature,
les Ministères techniques (MINAGRA, Ministère
de la famille, de la femme et de l'Enfant, Ministère
du commerce, Ministère du travail et de la Fonction
Publique, Ministère de l'Education Nationale) BNETD,
BCC, ARCC, ANADER, CNRA ; des ONG (SOCODEVI, BICE) et les
partenaires au développement (BIT, GTZ, UNICEF, ACDI,
CIRAD, Union Européenne, Banque Mondiale).
Un
atelier régional est prévu au mois de septembre
2002 pour le lancement officiel des projets pilotes. |